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C’est quoi un entrepreneur (un vrai) ?

Beaucoup d’entrepreneurs ne s’imaginent pas «entreprendre». Pourtant, qu’on le veuille ou non, il y a un entrepreneur en chacun de nous, éveillé à des niveaux différents.

  • Il y a celui qui va lever des fonds pour créer et développer son projet
  • Il y a celui qui va vendre ses services à des entreprises
  • Il y a celui qui se donne à fond dans son job car il aime ça.

Entreprendre et être entrepreneur

Entreprendre, c’est agir. Mais il y a une différence entre entreprendre et «être entrepreneur». 

Être entrepreneur, c’est incarner son personnage. Ce personnage dispose de valeurs et d’une histoire qui le conditionne à croire à des idées. De ce fait, il s’ouvre à des niveaux de curiosité qui vont le mener à des rencontres, des découvertes et même des révélations sur lui-même. 

Pourtant imaginez «être entrepreneur» avec une dimension humaine est moins naturelle que l’associer à 2 autres dimensions, qui sont :

  • le risque
  • les finances

Le risque

L’une des plus grandes peur de l’humain est de perdre ce qu’il a déjà. De cette façon, l’idée d’être entrepreneur résonne comme une idée inconfortable et difficile, voire impossible. 

Mais il y a une autre peur : celle de réussir. En effet, réussir une action d’entreprise, qui est d’autant plus nouvelle, est ce qu’on appelle un changement. Et comme tout changement, il est souvent malvenu par soi et/ou par l’entourage.  De cette façon se conditionne un statu-quo difficile à se défaire, à moins d’une grande décision, issue elle-même :

  • soit d’une profonde envie de tenter l’aventure
  • soit d’une extrême insatisfaction de la réalité actuelle.

Comme dit précédemment, tout le monde est entrepreneur. Tout le monde sait entreprendre. Mais peu de monde ose devenir et être entrepreneur.  Vous avez alors le premier challenge de l’entrepreneur : oser le devenir.

Et une fois que cette première montagne est gravie, que reste-t-il à faire ?

Mis à part quelques dizaines de bloc-notes remplis et des centaines de livres sur l’entrepreneuriat avalées, rien de concret n’a vraiment été fait.

Alors, en somme, TOUT est à faire et à construire.

Les finances

N’importe quel individu peut s’autoriser à franchir le pas.  Mais parallèlement, se pose la question des finances. Et sur 2 plans :

  • sur un plan très concret : qu’est-ce que j’ai envie d’apporter aux autres pour recevoir ma contrepartie ? À qui je veux le destiner ? Comment je vais m’y prendre ? Comment fonctionne mes concurrents ? Comment je vais me différencier d’eux ? Etc…

En résumé, l’entrepreneur répond aux questions financières par des préoccupations d’ordre stratégique sur le marketing, la vente, la délivrabilité de son service ou produit, et la comptabilité.

  • sur un plan relationnel : qu’est-ce que représente l’argent pour moi ? À quelles valeurs répond-il chez moi ? Quelles sont les histoires et les idées que j’ai intégrées depuis mon enfance ?

Sur ce plan, l’entrepreneur répond à des questions plus subtiles et aussi plus difficiles à obtenir, simplement car elles sont logées en lui – dans sa tête et dans ses tripes.

De mon observation, les questions qui concernent la pensée stratégique sont majoritairement plus élevées que les questions relationnelles. Une grande majorité de mes clients me consultent pour la stratégie, la technique, les outils, les méthodes, etc… Pourtant, dans les faits, la partie relationnelle est d’une importance capitale car elle conditionne justement tout ce qui va être réalisé par la suite.

En effet, avec les années et l’expérience, l’entrepreneur peut vivre la sensation d’être dés-aligné ou de n’avoir jamais vécu aligné avec son projet d’entreprise, et ce peu importe la réalité matérielle.

Par exemple, il n’obtient pas les résultats qu’il veut, il trébuche à chaque fois qu’il veut essaie quelque chose, il met en place des comportements d’évitements, il ne s’occupe pas des vrais sujets de son entreprise, il n’y trouve aucun plaisir… En conséquence, son entreprise et lui-même évoluent à un rythme lent voir négatif et conduit à créer 2 situations :

– la première est d’abandonner et retourner à la case départ en mettant le résultat de l’expérience sur la faute à l’économie, la politique, un client, un salarié, un fournisseur. En somme : l’extérieur et les autres.

– la seconde situation est de continuer à subir la situation sans pouvoir sans sortir seul, ce qui provoque le fameux «burn-out». Mais est-ce que le burn-out est lié directement au fait de donner beaucoup trop de soi car la personne a fait beaucoup d’effort ? Je préfère voir d’une autre perspective : le burn-out est lié au fait de donner ce qu’on ne possède pas pour soi.

Être entrepreneur signifie bien être, avant d’avoir. Stephen R. Covey, l’auteur du célèbre livre «Les 7 habitudes de ceux qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent» le confirme. Selon lui, l’évolution d’un entrepreneur réside du passage entre l’intérieur vers l’extérieur – et non l’inverse. Il démontre qu’interroger ses idées, ses croyances permet d’adopter de façon naturelle de nouveaux comportements qui créeront des résultats vers l’extérieur.

L’histoire collective joue son rôle

Quand on se laisse porter par les médias traditionnels, on voit souvent apparaitre les différentes catégories sociales de la France.

1. Le chef d’entreprise riche qui réussit et ne veut pas payer plus de cotisations patronales alors qu’il en aurait les moyens

2. Le petit syndicaliste qui veut gagner plus sans travailler plus.

Pendant longtemps, j’ai moi-même été dans cette dualité entre le riche et le pauvre. Et même si elle peut paraitre stupide ou cliché, cette idée est bien présente dans l’inconscient. Par exemple, être entrepreneur était pour moi faire état d’éléments distinctifs comme la grosse voiture, la montre, les costumes… Je pensais qu’accéder à ce genre de privilèges, c’était être infidèle à ma famille entière. 

En effet, la répétition d’une image extrapolée dans les médias finit par se cristalliser dans l’inconscient des gens pour en devenir une vérité.

Avec le recul, les conséquences de ces idées inconscientes sont invisibles mais gênantes :

  • il y a une généralisation et une dualité à propos de «c’est quoi un entrepreneur?»
  • les personnes qui ne s’y identifient pas ont des difficultés à trouver d’autres modèles
  • ces mêmes personnes restent dans le statu-quo alors qu’elles ont un potentiel à exploiter et peuvent entreprendre bien des choses.
  • pour les personnes qui s’y identifient facilement, elles entreprennent pour des raisons qui ne leur appartiennent même pas. Elles courent après un rêve, et se rendent compte en chemin que ce n’est pas ce qu’elles désirent.

Alors, être entrepreneur c’est quoi ?

C’est la combinaison de 3 réalités :

Une réalité personnelle qui offre à l’entrepreneur le sentiment d’être aligné et de trouver du sens dans ses actions.

Questions utiles :

Comment je me sens à faire ce que je fais ?

Est-ce que c’est un choix issu d’une envie personnelle ou celui d’un autre ?

– La réalité d’utilité 

Questions utiles :

Comment je crée de la valeur à ceux que je veux servir ?

Comment j’augmente la valeur de mes produits et services ?

À quel point je connais les déclencheurs d’achats de mes clients ? 

– La réalité économique : quelque chose peut-être utile mais ne pas être suffisant pour en vivre ou pour payer le fonctionnement de l’entreprise. Maitriser son modèle économique est un gage de réussite 

Questions utiles :

Comment je maintiens et fait évoluer mon activité en même temps que j’évolue ?

Quel est mon modèle d’affaires ?

Comment je peux augmenter ma marge ?

Comment je peux créer de la fidélité pour ceux qui me font déjà confiance ? 

Pour aller plus loin, être entrepreneur ne signifie pas uniquement «exercer un métier». Il ne s’agit pas (uniquement) d’exploiter des techniques et astuces apprises avec des diplômes. Au contraire, être entrepreneur, c’est prendre en compte un ensemble d’éléments qui permet de créer des solutions dynamiques, innovantes et aussi rentables.

Exemple de questions :

Quel est le contexte de mon marché ?
À quoi il a été habitué pendant de longues années ?
Quelles sont les opportunités technologiques qui m’entourent ?
Quels sont les partenariats que je peux créer ?
Quels sont les modèles d’affaires que je peux implémenter à travers mes créations ?

Lorsque j’échange avec des indépendants, l’habitude la plus répandue est de s’identifier plus à son métier – graphiste, coach, storyteller, comptable, pizzaiolo… – qu’au statut d’entrepreneur.  

Pourtant derrière chacun de ces différents métiers résident des éléments communs à tous. 

– à un premier niveau : se faire connaitre et obtenir des clients

– un second niveau : se faire connaitre et partager métier, passions, valeurs…

– un troisième niveau : se faire connaitre et partager qui ils sont, leur vision,  leur histoire, leur expérience, leur leadership. 

Et pour finir 

Voici une liste à puces de toutes les caractéristiques d’un Entrepreneur, d’un Grand Entrepreneur même, celui vers lequel je vous souhaite de tendre :

  • Une personne qui raconte une histoire
  • Une personne qui a une vision positive du monde
  • Une personne qui apporte un changement
  • Une personne qui crée des emplois
  • Une personne qui vend
  • Une personne qui contribue
  • Une personne qui s’entoure
  • Une personne qui idéalise
  • Une personne qui exécute
  • Une personne qui délègue
  • Une personne qui a confiance en l’avenir
  • Une personne qui inspire
  • Une personne qui joue
  • Une personne qui construit
  • Une personne qui déconstruit
  • Une personne qui pense
  • Une personne qui agit
  • Une personne qui ressent
  • Une personne qui communique
  • Une personne qui décide
  • Une personne qui imagine
  • Une personne qui apprend
  • Une personne qui désapprend
  • Une personne qui échoue
  • Une personne qui persévère
  • Une personne qui écrit
  • Une personne qui aime
  • Une personne qui influence
  • Une personne qui questionne
  • Une personne qui combat
  • Une personne qui se passionne
  • Une personne qui dessine
  • Une personne qui rencontre

Si vous avez vos propres façons d’identifier un entrepreneur, faites en moi part dans les commentaires. C’est avec plaisir d’échanger avec vous. 

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Anthony.

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